• Les pronoms personnels
    A/ Classement des pronoms personnels
    Fonction sujet Fonction complément
    je  -  tu  -  il  -  ils  -  on  
     elle -  nous  -  vous  -  elles 
      me - te - se - moi - toi - soi
    le - la - les -lui - leur - eux
    en - y
    B/ Les pronoms personnels compléments

    Le pronom complément remplace un nom. Il est toujours placé avant le verbe sauf dans une phrase impérative de forme affirmative.

    Exemples : -) J'ai rencontré mes voisins et je les ai salués.
                        -) Prends ton livre  et  ouvre-le.

    1/ Les pronoms personnels c.o.d :

         Les pronoms personnels compléments d’objet direct sont : «me, te, nous, vous , le, la, les». Ils répondent à la question : « quoi ? » ou « qui ? ».

    Exemples : -) Il recopie la leçon.      { Il recopie quoi ? }       */ Il la recopie.
                      
      -) J'ai vu mes amies.       { J'ai vu qui ? }               */ Je les ai vues.
                      
      -) Elle aime son chien.   { Elle aime quoi ? }        */ Elle l'aime.

    me, te, nous, vous représentent des personnes.
    le, la, les représentent des personnes, des animaux ou des choses.


      2/ Les pronoms personnels c.o.i :
        
     Les pronoms personnels compléments d’objet indirect sont : «me, te, lui nous, vous, leur ». Ils  remplacent des noms de personnes précédés de la préposition « à » et répondent à la question : « à qui ?».

    Exemples : -) Elle téléphone à ses parents{ Elle téléphone à qui ? }
                           
    */Elle leur téléphone.
                        -) Je confie tous mes secrets à mon amie.

                           { je confie tous mes secrets à qui ? }
     
                            */
    Je lui confie tous mes secrets.

    Remarque:  Il n'y a pas de distinction de genre à la troisième personne.

    Exemples : -) Je parle à mon père.                { Je lui parle. } 
                        -) Je parle à ma mère.                  { Je lui parle. }
      
         On utilise principalement les pronoms c.o.i avec les verbes de communication qui se construisent avec la préposition « à » : Parler, téléphoner, demander, dire, écrire, répondre…et sourir , plaire , appartenir , ressembler ...
     
                               ( Voir Les pronoms personnels c.o.i « en » et « y »)

    2-1/ Les pronoms personnels c.o.i « en » et « y »:
             Les pronoms personnels « en » et « y » remplacent des compléments précédés des prépositions « de » et « à ».

     Exemple:

    Complément introduit par « à »

    Complément introduit par « de »
    Noms désignant une personne
     lui, leur, elle(s), eux lui, elle(s), eux
          Penses-tu à des parents ?
          Oui, je pense à eux.
          Parles-tu de tes parents ?
          Oui, je parle d'eux.
     Noms désignant un animal ou  une chose

     Y

    EN

         Penses-tu à des devoirs ?
          Oui, j'y pense.

          Parles-tu  de des devoirs ?
          Oui, j'en parle.

     Remarques :
                1/ La négation se place avant et après le bloc du pronom et du verbe.
    Exemples : -) Je ne vous téléphone pas
                        -) Il ne nous manque pas.

                2/ « me », « te », « le » et « la » deviennent « m’ », « t’ » et « l’ » devant une voyelle ou un h muet .
    Exemples : -) Il m’écoute.
                        -) Elle l’adore. Ils t’invitent.

                3/ Dans la phrase impérative affirmative, on place le pronom complément après le verbe suivi d’un trait d’union.
    Exemples :  -) Mange - la.                      -) Regardons - le.
                         -) Ecoutez - les.                   -) Aimez - moi.

                Mais quand la phrase  est impérative négative, on place le pronom complément devant le verbe.
    Exemples :  -) Ne l’écoutons pas.      -) Ne m'aimez pas.

    Les pronoms personnels    


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  • Le complément du nom (le complément déterminatif)

    Le  mot ou le groupe de mots complément du nom, parfois appelé complément déterminatif précise le sens du nom dont il est complément; il fait partie du groupe nominal.
    Exemple: - Elle a acheté une bague

                      - Elle a acheté une bague en or

    Le complément du nom est une expansion du GNominal comme l'adjectif qualificatif épithète ou la proposition subordonnée relative.

    Exemple: - La maison des voisins est à vendre.           « Complément du nom »
                      - La maison voisine est à vendre.                  « Adjectif qualificatif »
                      - La maison qui appartient aux voisins est à vendre. « sub.relative»

    Le complément du nom est relié au nom par les prépositions : à , de , pour , sans , contre , sur , par...

    Exemple: - Un tricot sans manches   - Une bague en or    - Un permis à points 
    -Des vêtements pour enfants   - la preuve par neuf   - un appartement sur cour

    Mot ou groupe de mots pouvant avoir la fonction de commplément du nom :
    - Un nom ou un GNominal :
                      -)
    J'ai lu les romans de  Flaubert .
                      -)
    Il a reçu l'accord de tous ses amis.

    - Un pronom :(Personnel ; démonstratif ; possessif ; indéfini )
                     
    -) C'est la responsabilité de  tous .
                      -) Il faut encourager le don soi .


    - Un adverbe :
                      -)
    Les gens d'ici sont très accueillants .

    - Une proposition subordonnée relative :
                      -) Il m'a rendu le livre que je lui ai prêté .
     

    Le complément du nom (Le complément déterminatif)

                                                                                                     


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  • I- Les figures de l'analogie
            La comparaison
            La métaphore
            L'allégorie
            La personnifcation

    II- Les figures de la substitution          
            La métonymie
           
    La synecdoque
            La périphrase
            L'antonomase
     

    III- Les figures de l'opposition
            L'antithèse
            L'antiphrase
            L'oxymore
            Le chiasme
     

    IV- Les figures de l'amplification
            L'hyperbole
            L'anaphore
            La gradation
            La répétition

            L'accumulation
            La paronomase 
     

    V- Les figures de l'atténuation
            La litote
            L'euphémisme

    VI- Les figures de la construction
        
        Le parallélisme
            L'ellipse
            L'anacoluthe
            L'asyndète
            L'intérrogation oratoire (rhétorique) 


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  • Vocabulaire de l'argumentation.

    Lexique pour l'étude des textes argumentatifs

     ARGUMENT : c'est une idée qui s'intègre à un raisonnement ; l'argumentation s'appuie sur une dé marche logique et explicite.

    CHAMP LEXICAL: ensemble des mots, substantifs, adjectifs, verbes de la même famille désignant une même part de réalité, une même notion.

    CHAMP SÉMANTIQUE: ensemble des sens disponibles d'un mot selon le contexte.

    CONNECTEUR LOGIQUE : outil grammatical qui exprime une relation logique (cause, conséquence, opposition, concession…).

    DESTINATAIRE : c'est la (les) personne(s) à qui s'adresse le locuteur (il est lié à la 2ème personne du singulier ou du pluriel, et à la 1ère du pluriel si le locuteur l'associe à ses propos).

    LOCUTEUR : c'est celui qui énonce un message (il s'exprime à la 1ère personne du singulier) ; il manifeste sa présence par des indices d'énonciation (il ne s'agit pas toujours de l'auteur, ce peut être un de ses personnages).

    DISCOURS : c'est tout énoncé, écrit ou oral, dans lequel l'émetteur de l'énoncé multiplie les références à l'acte d'énonciation (identité des interlocuteurs, lieu et moment de l'énonciation, attitude des interlocuteurs…) pour entrer ou rester en contact.

    DISCUTER UNE THÈSE : c'est réfléchir à la valeur d'une opinion en pesant le pour et le contre.

    INDICES D'ÉNONCIATION : ce sont les marques de personne (pronoms personnels, indéfinis, pronoms et adjectifs possessifs…), des repères temporels (temps des verbes, adverbes de temps), des indications sur le lieu (adverbes de lieu) ; ils reflètent la présence et la position du locuteur. On les appelle aussi embrayeurs.

    EMBRAYEURS : ce sont les mots dont le référent dépend de la situation d'énonciation, comme les pronoms "je" et "tu" (ou "nous" et "vous") qui désignent l'émetteur et le récepteur du propos, les adjectifs démonstratifs et possessifs qui y renvoient, les adverbes de lieu ("ici" et "là"), les adverbes de temps ("maintenant", "aujourd'hui" ou "hier")…

    ÉNONCIATION : c'est l'acte de production d'un énoncé par un locuteur qui présente des traces de son énonciation, et peut mettre en scène, de façon plus ou moins précise, le locuteur, sa pensée ou le sujet de l'énonciation.

    ÉNONCÉ : c'est ce qui est dit ou écrit ; il s'actualise sous la forme d'un discours ou d'un récit.

    ÉTAYER UNE THÈSE : c'est renforcer une thèse par des arguments et des exemples supplémentaires.

    EXEMPLE : c'est un fait analogue au fait en question dans un propos qui est considéré par rapport à lui ; il sert à illustrer, prouver, éclairer.

    EXPLICITE : c'est ce qui est énoncé complètement et ne peut prêter à aucune contestation.

    IMPLICITE : c'est un sous-entendu qui s'adresse à la sensibilité, à l'imagination, au raisonnement du destinataire.

    EXPRESSION APPRÉCIATIVE : elle exprime le jugement favorable du locuteur ; le lexique est alors élogieux, valorisant, mélioratif.

    EXPRESSION DÉPRÉCIATIVE : elle connote la critique, le dédain et parfois le dégoût ; le lexique est souvent péjoratif.

    INTENTIONS DU LOCUTEUR : c'est le but que se fixe le locuteur pour son argumentation ; il peut s'agir de persuader, convaincre, émouvoir, séduire, provoquer, démontrer

    MODALISATIONS : ce sont les marques de jugement ou de sentiment du locuteur.

    MODALISATEURS : ce sont les mots et les procédés grammaticaux qui traduisent l'attitude d'un locuteur par rapport à son énoncé, c'est-à-dire le doute, la certitude, la critique...).

    PROGRESSION DE L'ARGUMENTATION : c'est la manière de développer les arguments ; elle peut être linéaire, éclatée ou à thème constant.

    RÉFUTER UNE THÈSE : c'est s'opposer à une argumentation en prouvant sa fausseté.

    REGISTRE DE LANGUE : c'est la manière de s'exprimer qui reflète la culture, le milieu social du locuteur ; il peut être familier, courant ou soutenu.

    RELATION (LIEN) LOGIQUE : c'est un enchaînements d'une idée à l'autre (souvent des adverbes, des locutions adverbiales, conjonction de subordination et de coordination) ; elle peut être explicite ou implicite. Elle peut exprimer la cause, la conséquence...

    THÈME : c'est ce dont il est question principalement dans l'énoncé.

    THÈSE : c'est la position du locuteur à l'égard du sujet, du thème qu'il évoque

     

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  • L'adjectif qualificatif

    A/ Accord de l'adjectif (Règle générale) 

    En règle générale l’adjectif qualificatif s'accorde en genre (masculin ou féminin) et en nombre (singulier ou pluriel) avec le nom (ou pronom) auquel il se rapporte.

    B/ Place de l'adjectif

    L’adjectif peut être épithète (placé près du nom) au sein d'un groupe nominal :
     - Cette voiture verte appartient à mon voisin.

    L’adjectif peut être attribut (séparé du nom par un verbe copule : être, sembler, devenir, rester, demeurer, avoir l'air, passer pour... ") au sein d'un groupe

    verbal :   - La voiture de mon voisin est verte.

    L'adjectif, par rapport au nom, se place devant lui ou après lui, mais toujours au plus près possible :
    - Le jeune chien   /  - Le cheval bai   /    - Le toit est rouge 

    1 - On place avant le nom, en règle générale :

    a) L'adjectif s'il est plus court que le nom :
    - Un joli divertissement et non un divertissement joli.

    b) L'adjectif ordinal :
    - Le quinzième siècle et non le siècle quinzième.

    2 - On place après le nom, en règle générale :

    a) L'adjectif s'il est plus long que le nom :
    - On chant traditionnel et non * un traditionnel chant.

    b) L'adjectif qui indique une couleur ou une forme géométrique :
    - Le drapeau bleu et non * le bleu drapeau
    - Une route droite et non * une droite route.

    c) Les adjectifs qui désignent une catégorie sociale, religieuse... ou qui sont dérivés d'un nom propre :
    - Le droit républicain et non  * le républicain droit
    - Les tragédies shakespeariennes et non les shakespeariennes tragédies.

    d) Enfin, en règle générale, sont placés après les adjectifs verbaux :

    - Un panier garni et non  un garni panier
    - Une avenue passante et non une passante avenue.

    e) Certains mots peuvent changer de sens suivant leur place :
    - Un grand homme (personnage célèbre)
    - Un homme grand (de taille). 

    C/ Le féminin
    Généralement, on forme le féminin de l'adjectif qualificatif en ajoutant un « e » dit "muet" au masculin.

          - Un grand château, une grande maison

    Les adjectifs qualificatifs masculins terminés par un « e » comme : pâle, fidèle, grêle, parallèle, ovale, mâle, sale, frêle, riche, brave.ne changent pas au féminin :
    - Le soleil jaune.                  La fleur jaune.
    - Un homme habile.               Une femme habile.

    Attention ! Traître fait au féminin traîtresse


    Les cas particuliers du féminin

    1/ L'adjectif qualificatif masculin terminé par « al », comme: - national, normal, régional, primordial..,  ne double pas la consonne finale « l » au féminin :
    - Un arrêté municipal.                       Une police municipale.
    - Un avis général.                              Une réunion générale.     


    2/ L'adjectif  qualificatif masculin terminé par « in, an, un » ne redouble pas le « n » .
    - Vilain / vilaine --- Brun / brune --- Plein / pleine --- Fin / fine.

    Sauf: « paysan »  qui fait au féminin « paysanne »

    Attention !  bénin donne bénigne, malin donne maligne et  persan donne  persane.

    3/ Les adjectifs qualificatifs qui se terminent par « er » cher, léger, particulier, régulier…au masculin, changent « er » en « ère » au féminin.
    - Un pain entier.                               Une brioche entière
     
    4/ Si l'adjectif masculin se termine par « ot », il suit la règle générale et ajoute un « e » final au féminin :
    - Idiot                 idiote
    Sauf : « sot, vieillot » qui au féminin doublent la consonne finale « t » :
    sotte, vieillotte.


    5/ L'adjectif qualificatif
     qui se termine au masculin par « s » prend « e » au féminin :

    - Ras, rase - Mauvais, mauvaise.

    Sauf: bas, épais, exprès, gras, gros, las, métis qui au féminin doublent le « s »:
    - basse, épaisse, expresse, grasse, grosse, lasse, métisse
     

    Attention ! tiers donne tiercefrais donne fraîche,    absous  donne  absoute, dissous donne dissoute.

    6/ Les adjectifs qualificatifs terminés par « el, eil,  ien,  et,   on »  s’écrivent «lle» au féminin :
    - L'appel solennel.                           La commémoration solennelle
    - Un style pareil.                             Une règle pareille
    - Un vélo ancien.                              Une voiture ancienne
    - Un homme muet.                           Une femme muette
    - Un bon père.                                 Une bonne mère.


    Exceptions: "complet, concret, désuet, discret, indiscret, incomplet, inquiet, replet, secret" au féminin ne doublent pas le « t » et prennent un accent grave sur le « e » :  
    complète, concrète, désuète, discrète, indiscrète, incomplète, inquiète, replète, secrète.

    Pour les autres adjectifs terminés en « l », il n'y a pas de règle générale :
     
    puéril /puérile - nul /nulle - seul /seule - gentil /gentille   -   civil /civile - subtil/subtile

    Certains adjectifs qualificatifs changent carrément leurs terminaisons au féminin

    1/ Les adjectifs terminés par « f »

           Les adjectifs en « f » font leur féminin en « ve » :

           - Un buffet neuf                            Une chaise neuve
    Vif, vive...   ----     naïf, naïve   ----   neuf, neuve...

    2/ Les adjectifs terminés par « x »

         L’adjectif masculin terminé par
    « x », change « x » en « se » au féminin :

          - Un homme jaloux.                          Une femme jalouse
          - Un ouvrier heureux.                      Une ouvrière heureuse
    .
          – Un enfant Peureux.                       Une fille peureuse.

    Sauf :  doux / douce ; roux / rousse ; faux / fausse ; vieux / vieille ….

    3/ Les adjectifs terminés par « g »
          
         Les adjectifs qualificatifs  en
    « g »  font leur féminin en « gue » :
          - Un long parcours.                         Une longue route
          - Un visage oblong.                         Une pierre oblongue.

    4/ Les adjectifs terminés par « gu »

       
    Si l'adjectif masculin se termine par « gu », il s’écrit « guë » au féminin. Le « e » est surmonté d'un tréma :

           - Un cri aigu.                                 Une plainte aig.
    Ambigu  / ambiguë  ----  Contigu / contiguë  ----  Exigu / exiguë.

    5/ Les adjectifs terminés par « c »

    Les adjectifs en « c » font leur féminin en « che » :

           - Un papier blanc                           Une feuille blanche
    franc / franche   ----   blanc / blanche  ----  sec / sèche

    Sauf : grec, grecque ; caduc, caduque ; public, publique ; turc, turque...
           - Un accord caduc .                       Une entente caduque
           - Le peuple grec.                           Les populations grecques.

    Quelques adjectifs terminés par une « voyelle : e,i,u… » ne suivent pas la règle générale de formation du féminin ; c'est le cas de :

    coi, coite favori, favorite   andalou, andalouse   fou, folle ; mou, molle  beau, belle ; jumeau, jumelle ; nouveau, nouvelle...

           - Un beau panorama.                      Une belle vue
           - Un vieux château.                       Une vieille bâtisse
           - Un jour nouveau.                         Une nouvelle journée
           - Un fromage mou.                        Une crème molle.

    Note : Les adjectifs  beau, fou, mou, nouveau, vieux, devant un nom masculin commençant par une « voyelle » ou un « h » muet, deviennent bel, fol, mol, nouvel et vieil.

    - Un vieil immeuble  --  Ils ont un bel enfant  --  Un nouvel an !  --  Un bel album
    - Un fol espoir  --  Un mol oreiller  --  Un nouvel an --  Un vieil homme...

     

                                                                A suivre ... 


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  •   Accord du verbe


    A/ Cas général

                Le verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, que le sujet soit exprimé ou sous-entendu.
                Elle travaillait à Paris.
                Arnaud a acheté une maison.

    Le sujet n'est pas exprimé dans:
               Une phrase impérative: Approchez.
               Certaines locutions figées: Peu importe.
    dans deux propositions coordonnées ou juxtaposées: Il prend son élan, court et saute

               Le verbe ne marque pas le genre du sujet (il ou elle mange); seul le participe passé l'indique. Voir sur cette question l'accord du participe passé.

    Si les sujets ne sont pas de la même personne, l'usage impose un ordre de priorité:

    la première personne l'emporte sur la seconde.
       
    Toi et moi = pluriel première personne (Toi et moi sommes venus).

    La première personne l'emporte sur la troisième.
       
    Lui et moi = pluriel première personne (Lui et moi sommes venus).

    la deuxième personne l'emporte sur la troisième.
       
    Toi et lui = pluriel deuxième personne (Toi et lui êtes venus).


    B/ Cas particuliers 
    1/ Un Sujet / Plusieurs Verbes
     

    - Si un Sujet a plusieurs Verbes, tous les Verbes s'accordent avec le même Sujet .

        Les voitures avancent, foncent, roulent vers le front. 

    2/ PLUSIEURS Sujets / Un Verbe
    - Si un Verbe a plusieurs Sujets, le Verbe se met au pluriel

        Le cheval, la jument et le petit poulain galopent vers le bois.

    3/ PLUSIEURSSujets : représentent un SEUL ÊTRE ou OBJET.
    - Si Plusieurs Sujet singuliers représentent un seul être ou un seul objet, le Verbe reste au singulier. 

        Julie, ma fille cadette, la lumière de mes vieux jours, prenait grand soin de ma santé.

    4/ Inversion Sujet / Verbe
    - Quand Le Sujet se trouve APRES le Verbe : on dit qu'il est " Inversé ".
        a) Dans une phrase interrogative
           
    Es-tu un non-fumeur ?

       b) Dans une phrase déclarative
          
    Dans le ciel lourd, montent lentement des nuages orageux

    5/ Le Sujet est INTERCALÉ
    - Le Sujet peut être loin et séparé du verbe : on dit qu'il est " Intercalé " .
    Lentement , les tortues  , sans se presser avancent à petits pas .

    6/ Plusieurs Sujets formant une GRADATION...
    - Quand  les Sujets forment une gradation, le Verbe s’accorde avec le dernier sujet.
        Un seul mot
    , un soupir, un coup d' oeil nous trahit.

    7/ Le Sujet est un Nom COLLECTIF
    - Si Le Sujet est un collectif, suivi d’un complément de nom,   le Verbe s' accorde, selon le sens ; avec le collectif ou le complément du nom.

         Une multitude d'oiseaux entame son voyage vers le sud.
        Une armée de casseroles reposaient à terre.

    8/ Le Sujet est un  Adverbe de Quantité.

    - Quand le Sujet est un Adverbe de quantité comme : beaucoup, peu, combien, assez,..., le Verbe se met au PLURIEL.
       
    Beaucoup en ont parlé, mais peu l' ont bien connu.

    9/ Le Sujet contient l'expression " le peu de..."
    -
    Quand le sujet contient l'expression " le peu de + Nom", le Verbe se met indifféremment au SINGULIER ou au PLURIEL.
       
    Le peu de cheveux qui me reste  grisonne.
       
    Le peu de fraises qui restent sont mangés par les merles

    10/ Deux Sujets unis par des mots de comparaison
    - Si les Sujets sont unis par des "mots " de COMPARAISON, tels que : " ainsi que, comme, autant que ". Les Verbes se mettent au SINGULIER ou au PLURIEL.

       Le chien comme le loup aime chasser.
       Le chien ainsi que le loup aiment chasser.

    11/ Deux Sujets unis par; ni , ou
    - SI les Sujets sont unis par : NI, par OU, les Verbes se mettent suivant le SENS de la phrase,

    - ) au SINGULIER si l’action est attribué à un seul sujet.
       
    NI ton rang, NI ta fonction ne permet cela.
       
    Ton père OU ton cousin sera choisi comme maire.

    - ) au PLURIEL généralement.

        NI l'or, NI l'argent ne nous rendent heureux.
        Le pommier OU le poirier donneront des fruits un jour.

    12/ Le Sujet est L'UN, L'AUTRE unis par : et, ou, ni .
    - Quand L'UN, L'AUTRE sont unis par OU, le verbe se met au SINGULIER.
       
    L'un OU l'autre réussira.

    - Quand L'UN, L'AUTRE sont unis  par ET, le verbe se met au SINGULIER ou au PLURIEL.
       L'un
    ET l'autre se parle
                                      ou
                                se parlent

    - On applique la même règle avec: NI l'un NI l'autre

    NI l'un NI l'autre ne viendra
                                        ou
                                     viendront
                                  

    Enfin!


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  • Qu'est-ce qu'un texte ?
                 Un texte est un ensemble structuré et cohérent de phrases véhiculant un message et réalisant une intention de communication.

    Pour qu'un texte soit jugé cohérent par son destinataire, il faut qu'il obéisse à quatre règles.

    1. Il doit comporter un ou des éléments qui, d'une phrase à une autre, ou d'un passage à un autre, se répètent, constituent le fil conducteur du texte pour en assurer la continuité. Un texte comprend donc obligatoirement des reprises de l'information, par l'emploi de substituts.

    2. A contrario, un texte doit présenter des informations nouvelles pour avoir un intérêt communicatif. Si le texte consiste à répéter de différentes façons la même chose, on dira qu'il piétine, qu'il fait du sur-place et son intérêt sera faible, voire nul. Ce principe correspond à la règle de progression de l'information. Il y a différentes façons de faire progresser l'information. Toutefois, un bon texte assure un équilibre entre le principe de continuité (répétition d'éléments) et celui de progression de l'information.

    3. De plus, pour qu'un texte soit considéré cohérent, il faut qu'il soit exempt de contradictions internes. Un passage ne peut pas apporter une ou plusieurs informations en contradiction avec ce qui est exprimé implicitement ou explicitement dans le même texte, car toute contradiction nuit à sa cohérence.

    4. Enfin, un texte qui présente des informations en contradiction avec les connaissances du monde du destinataire sera considéré comme incohérent. Par exemple, dans un récit réaliste se passant aux Tropiques, la faune, la flore et le climat doivent correspondre globalement aux données empiriques connues du lecteur

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  • La concordance des temps

     

    - L'indicatif dans la subordonnée

    Le verbe de la principale au futur ou au présent

    Le verbe de la principale au passé

    Les limites de la concordance des temps

    Tableau récapitulatif

     
     
     
     
    II- Le subjonctif dans la subordonnée

    Le verbe de la principale au futur ou au présent

    Le verbe de la principale au passé

     

     

     

    I- L'indicatif dans la subordonnée

    1. Le verbe de la principale au futur ou au présent

    Les temps sont employés, en fonction du sens, par rapport au temps du verbe de la principale:
    Exemple:
    Comme il a gelé, les automobilistes savent qu'ils ne pourront emprunter les routes que lorsqu'elles auront été salées.


    Ainsi cet exemple pourra être schématisé sur l'axe de temps de cette façon:

    —— a gelé ——— savent (Présent) ——— auront été salées ——— pourront ———»

    2. Le verbe de la principale au passé

    Les temps, ici employés en fonction du sens par rapport au temps du verbe de la proposition principale, se trouvent modifiés par l'application de la règle de la concordance des temps:
    Exemple:
    Comme il avait gelé, les automobilistes savaient qu'ils ne pourraient emprunter les routes que lorsqu'elles auraient été salées.


    Ainsi cet exemple pourra être schématisé sur l'axe de temps de cette façon:

    —— avait gelé ——— savaient (Présent) ——— auraient été salées ——— pourraient ———»

    3. Les limites de la concordance des temps

    La concordance des temps n'est pas toujours un automatisme et peut ne pas être respectée.
    Ainsi, un présent dans un récit au passé peut être un présent de vérité générale;
    Exemple:
    Elle savait pourtant que la terre tourne.


    Et un futur peut être le signe du discours indirect libre, etc.
    Exemple:
    Elle claquait des dents: ils passeront par Laon, ils brûleront Paris (Sartre).

     

    4. La concordance du temps : tableau récapitulatif


    L'antériorité

    Temps de la principale Temps et modes de la subordonnée Exemples


    Présent / Futur
    Passé


    Subjonctif présent • Il termine / terminera avant que tu (ne) viennes.

    • Subjonctif présent (langue courante)

    • Subjonctif passé (langue soutenue)

    • Subjonctif passé (temps du passé plus marqué)

    • Ils décidèrent d'accepter avant que leur représentant syndical (n')arrive / (n')arrivât

     

    • Je suis sorti avant qu'il (ne) m'ait vu.

     


    La simultanéité


    Temps de la principale Temps et modes de la subordonnée Exemples
    Présent Présent / Indicatif ou impératif • Surveille les travaux pendant que les ouvriers font couler le béton
    Passé Futur ou présent de l'indicatif • Il viendra quand tu voudras / veux.
    Futur En fonction du sens voulu

    • L'infirmière appela quand elle le vit inanimé.

    • L'infirmière arriva au moment où le médecin examinait le malade.

     


    La postérité


    Temps de la principale Temps et modes de la subordonnée Exemples
    Présent Indicatif passé composé Surveille les travaux pendant que les ouvriers font couler le béton
    Futur Futur antérieur Il sortira quand il aura terminé son devoir.
    Passé Temps composés

    • Ils finissent leurs travaux après que la cloche a sonné.

    • Ils finiront leurs travaux après que la cloche aura sonné.

    • Il est sorti après que tu le lui as demandé.

    • Il faisait mieux son travail après que tu lui avais fait des remarques.

     

     
         
     
    Temps du verbe de la subordonnée
    Principale au présent
    (ou au futur)
    Principale au passé
    Temps du verbe de la subordonnée
    présent
    je sais qu'il gèle
    je savais qu'il gelait
    imparfait
    imparfait
    je sais qu'il gelait
    je savais qu'il gelait
    imparfait
    passé simple
    je sais qu'il gela
    je savais qu'il avait gelé
    plus-que-parfait
    futur
    je sais qu'il gèlera
    je savais qu'il gèlerait
    conditionnel présent
    passé composé
    je sais qu'il a gelé
    je savais qu'il avait gelé
    plus-que-parfait
    plus-que-parfait
    je sais qu'il avait gelé
    je savais qu'il avait gelé
    plus-que-parfait
     
     
    Dès qu'il eut gelé, il rentra
    passé antérieur
    futur antérieur
    je sais qu'il aura gelé
    je savais qu'il aurait gelé
    conditionnel passé

     

    II- Le subjonctif dans la subordonnée

    1. Le verbe de la principale au présent ou au futur

    Le présent ou le passé du subjonctif sont employés selon le sens:
    — Le présent du subjonctif pour exprimer une action présente ou future:
    Exemple:
    Je veux qu'elle soit heureuse
    (maintenant ou plus tard).


    — Le passé du subjonctif pour exprimer une action accomplie, passée ou future:
    Exemple:
    Je souhaite qu'il soit arrivé (déjà ou avant mon départ).

     

    2. Le verbe de la principale au passé

    Dans la langue soutenue, la règle de concordance des temps veut que le verbe de la subordonnée soit à l'imparfait ou au plus-que-parfait du subjonctif:
    Exemple:
    Je voulais qu'elle fût heureuse
    (imparfait du subjonctif) / Je souhaitais qu'il fût arrivé (plus-que-parfait du subjonctif).


    À l'oral et dans la langue écrite courante, la règle de la concordance des temps est rarement appliquée, surtout aux premières et deuxièmes personnes:
    Exemple:
    Il voulait que nous soyons heureux (présent du subjonctif au lieu de l'imparfait: fussions).

    Je voulais que tu aies mangé (passé du subjonctif au lieu de plu-que-parfait: eusses mangé). 

     

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  •  

    LA PROGRESSION THÉMATIQUE

    1. ntroduction : qu'est-ce que la progression thématique ?
    2. Les trois sortes de progression thématique
    3. Relations entre types de progression thématique et sortes de texte (aperçu)
    4. Les substituts

    1/ INTRODUCTION 

    Essai de définition :

    La progression thématique correspond à la manière dont s'enchaînent les phrases au sein d'un texte : elle est à l'origine du sentiment qu'a le lecteur de la cohérence d'un texte (les idées se suivent "naturellement" ou non).

    Vocabulaire :

    Chaque phrase comporte :
    • un thème : c'est ce dont on parle. Chacun des interlocuteurs admet ou connaît le thème lorsqu'il le rencontre. Il fait, en effet, partie ou bien de ses connaissances, ou bien des connaissances que lui a déjà fournies le texte.
    • un propos : c'est ce qu'on dit du thème. Il s'agit d'une information nouvelle, donnée sur le thème.

    Trouver le thème et le propos d'une phrase :

    Pour trouver le thème et le propos d'une phrase, recourir à une questionà laquelle on peut répondre par la phrase analysée. Dans ce cas,
    • La partie de la phrase que contient la question est le thème (élément sur lequel on cherche à obtenir une information).
    • Ce qui constitue l'information donnée en réponse est le propos (information nouvelle apportée sur le thème)

    Exemples :

    EXEMPLE 1 :
    Au Nord de l'hémisphère nord, le climat est plus froid qu'au Sud de cet hémisphère.
    Question : qu'est-ce qui se passe au Nord de l'hémisphère nord ?
    Réponse : le climat est plus froid qu'au Sud de cet hémisphère.
    THÈME : "au Nord de l'hémisphère nord"
    PROPOS : "le climat est plus froid qu'au Sud de cet hémisphère."
    EXEMPLE 2 :
    Le climat est plus froid au Nord de l'hémisphère nord qu'au Sud de cet hémisphère.
    Question : Où le climat est-il plus froid ?
    Réponse :au Nord de l'hémisphère nord (comparativement au Sud de cet hémisphère)
    THÈME : "le climat est plus froid"
    PROPOS : "au Nord de l'hémisphère nord (comparativement au Sud de cet hémisphère)"

    2/ TROIS SORTES DE PROGRESSION THÉMATIQUE PRINCIPALES 

    * . Rappel de définition

    L'analyse de la PROGRESSION thématique décrit le rapport qu'entretient le thème d'une phrase avec les éléments de la phrase qui la précède, et ainsi de suite pour toutes les phrases d'un texte.

    A. La progression thématique à THÈME CONSTANT.

    LA PROGRESSION THÉMATIQUE


    B. La progression thématique à THÈME LINÉAIRE.

    LA PROGRESSION THÉMATIQUE


     

    C. La progression thématique à THÈME ÉCLATÉ (ou DÉRIVÉ).

    LA PROGRESSION THÉMATIQUE

                    Le "super-thème" est en général exprimé dans une phrase qui précède la partie du texte utilisant une progression à thème éclaté (ou "dérivé"). Dans cette phrase qui précède, il peut, comme dans l'exemple ci-dessus, faire partie du propos ; dans ce cas, la première phrase de la partie de texte suivant une progression à thème éclaté s'enchaîne à la précédente selon le principe de la progression à thème linéaire

    3/ RELATIONS ENTRE PROGRESSIONS THÉMATIQUES ET TYPES DE TEXTE (aperçu) 

    A. Pas d'unité de progression dans un texte donné

    Aucun texte (ou peu s'en faut) ne présente une sorte de progression thématique fixe TOUT AU LONG de son déroulement. Mais il y a quelques constantes qui peuvent être dégagées : on peut reconnaître des progressions thématiques majoritaires selon le type de texte.

    B. La progression à thème CONSTANT

    Elle est fréquente dans les textes :
    • narratifs (ex. : présentation des actions ou des réflexions successives d'un personnage donné)
    • de portrait d'un personnage (ex. : notice biographique)
    • injonctifs, par ex. de type publicitaire (ex. : le thème des phrases rappelle de manière martelée le produit vanté)

    C. La progression à thème LINÉAIRE

    On la trouve fréquemment dans les textes :
    • explicatifs (à enchaînement déductif, en particulier)

    D. La progression à thème ÉCLATÉ (ou DÉRIVÉ)

    Elle se rencontre beaucoup dans les textes :
    • descriptifs (ex. : accumulations de détails à propos d'un ensemble qui est décrit)

    4/ LES SUBSTITUTS 

    A. Trois options pour reprendre dans une phrase suivante une idée contenue dans un mot d'une phrase donnée.

    • La répétition pure et simple du mot
    • L'emploi d'un pronom
    • Les substituts lexicaux (ex. : les synonymes)

    B. Quatre sortes de substituts de type lexical

      • Les synonymes
    Son erreur le remplit de confusion. Mais son désarroi resta parfaitement secret. À ses yeux, que fût perceptible la gêne qu'il ressentait était totalement impensable.
      • Les équivalents qui s'appuient sur le passage du particulier au plus général (l'inverse est impossible) (voir l'hyperonymie)
    Vénus a toujours fait rêver les hommes : car cette planète ne manque pas d'atouts pour délier l'imagination. Un tel astre en effet est en train de renforcer sa réputation depuis l'envoi récente de nouvelles sondes photographiques et scientifiques.
      • Les équivalents qui s'appuient sur certaines qualités, certains attributs supposés connus du lecteur (ou de l'interlocuteur). Nombreux sont ces équivalents dont la forme est une périphrase.
    De source scientifique, nous venons d'apprendre que Vénus allait recevoir de nouvelles visiteuses : les sondes qu'on vient d'envoyer vers notre plus proche voisine devraient la rejoindre d'ici plusieurs semaines. Les mystères de l'Étoile du Berger devraient être quelque peu malmenés.
      • Les équivalents qui introduisent un jugement (favorable ou défavorable). Ils sont souvent faits d'une périphrase.
    Les rats sont à nouveau aux portes de notre cité : ces êtres infernaux ont brusquement réapparu en nombre. Et rien ne permettait jusqu'à maintenant de prévoir l'irruption nouvelle de cet ennemi.
    L'arbre avait ses branches maîtresses toutes brisées : ce pauvre être sans bras (métaphore) faisait pitié. Comment bois (métonymie) si puissant pouvait-il offrir pareil spectacle ?

     Source: http://fifracol.perso.sfr.fr


     



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  • RELATION D’UN TEXTE À LA SITUATION D’ÉNONCIATION
    1. Introduction
    2. Deux relations possibles entre texte & situation d'énonciation
    3. Traces "grammaticales" de l'énonciation

    1/ INTRODUCTION : Définition sommaire de la Situation d'Énonciation 

    A. Qu'est-ce que la Situation d'Énonciation ?

    La situation d'énonciation correspond à la situation dans laquelle a été produit un texte (oral ou écrit) ; le texte produit est appelé énoncé.

    B. Dans la situation d'énonciation, on distingue particulièrement :

     
    celui à destination de qui le texte a été produit (le destinataire)
    les lieux servant de cadre à la production du texte )) le
    le moment où le texte a été produit )) contexte
    l'intention de celui qui a produit le texte par rapport à celui à qui il le destine
    (la visée : convaincre, émouvoir, distraire, faire rêver, etc.)

    C. Cas particuliers :

    Dans un récit de fiction, l'énonciateur est le narrateur (différent de l'auteur).
    En cas de dialogue (passages dialogués, théâtre, etc.), la situation d'énonciation est complexe, puisqu'elle présente une alternance d'émetteurs.

    2/ DEUX RELATIONS POSSIBLES ENTRE TEXTE & SITUATION D’ÉNONCIATION 

    On peut envisager deux sortes de relation.

      On voit que On en déduit la relation suivante
    a. celui qui produit le texte laisse dans ce dernier des traces (grammaticales*) de l'énonciation le texte est "ancré" dans la situation d'énonciation
    b. celui qui produit le texte ne laisse pas dans ce dernier de traces (grammaticales*) de l'énonciation le texte est "non-ancré" dans la situation d'énonciation, ou est "coupé" de la situation d'énonciation.

    3/ LES TRACES “GRAMMATICALES” DE L’ÉNONCIATION

    A. Dans un texte ancré dans la situation d'énonciation

    Indications de lieu il y en a qui font référence à cette situation d'énonciation et ne sont pas complètement compréhensibles si on ignore de quoi est faite celle-ci
    Indications de temps il y en a qui font référence à cette situation d'énonciation et ne sont pas complètement compréhensibles si on ignore de quoi est faite celle-ci
    Pronoms employés font référence au destinateur du texte : "je" (ou nous) et au destinataire "tu" (ou vous)
    Système temporel(verbes) système du DISCOURS : centré sur le présent de l'indicatif ; par rapport à ce dernier se positionnent cinq autres temps de l'indicatif : le passé composé, l'imparfait & le plus-que-parfait, le futur simple & le futur antérieur.
         
    Je ne vous demande qu'un mot pour être assuré de votre innocence. Si vous le voulez bien, laissez votre réponse écrite en évidence ici-même, ce dès demain afin que votre bonne volonté ne fasse pas de doute.

    B. Dans un texte coupé de la situation d'énonciation

    Indications de lieu ne font référence qu'à des lieux déjà précisés : il n'y a jamais de référence à la situation d'énonciation
    Indications de temps ne font référence qu'à des indications temporelles déjà précisées : il n'y a jamais de référence à la situation d'énonciation
    Pronoms employés les pronoms personnels sont exclusivement : "il(s)" et "elle(s)"
    Système temporel(verbes) système du RÉCIT : il est centré sur le passé simple de l'indicatif ; par rapport à ce dernier se positionnent trois autres temps de l'indicatif : le passé antérieur, l'imparfait & le plus-que-parfait
         
       En 1921, l'artiste Herman Garden suscita à Paris l'enthousiasme avec des compositions d'objets exposés sur papier sensible, et il devint, l'année suivante, dans la même ville, le photographe le plus en vue.

     

    C. Récapitulatif

    Indices révélateursTexte “ancré” dans sit. d'énonciationTexte “coupé” de la sit. d'énonciation
    Indications de lieu
    Indicateurs relatifs : peuvent faire référence à la situation d'énonciation
      ici, à gauche

    Indicateurs absolus : s'appuient sur la connaissance du monde commune aux destinateur & destinataire
      à Paris
    Indicateurs relatifs : font référence seulement à des lieux déjà cités dans le texte
      à cet endroit, à gauche de cette maison

    Indicateurs absolus : s'appuient sur la connaissance du monde commune aux destinateur & destinataire
      à Paris
    Indications de temps
    Indicateurs relatifs : peuvent faire référence à la situation d'énonciation
      aujourd'hui, hier, demain

    Indicateurs absolus : s'appuient sur la connaissance du monde commune aux destinateur & destinataire
      (dates, saisons, heures, ...)
    Indicateurs relatifs : font référence seulement à des moments déjà cités dans le texte
      ce jour-là, la veille, le lendemain

    Indicateurs absolus : s'appuient sur la connaissance du monde commune aux destinateur & destinataire
      (dates, saisons, heures, ...)
    Pronoms employés • je, tu, nous, vous (+ il, ils, elle, elles) • il, ils, elle, elles (seulement)
    Système temporel (verbes) • système du DISCOURS, centré sur le PRÉSENT • système du RÉCIT, centré sur le PASSÉ SIMPLE
         
      SORTES DE TEXTES  
         
     

    - langage oral,
    - lettre, journal intime, autobiographie,
    - presse ; texte argumentatif, explicatif, informatif, etc.

    - récit de fiction,
    - récit basé sur le réel, mais où le narrateur prend ses distances,
    - etc.

    SOURCE http://fifracol.perso.sfr.fr


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