• IV- STRATEGIE D'APPRENTISSAGE

    IV- STRATEGIES D'APPRENTISSAGE

    4.1- Savoir lire :
                          On attend de l’élève de 3ème AM qu’il maîtrise suffisamment la lecture pour entrer dans des textes de plus en plus variés en saisissant le thème et l’intention principale. Ces textes peuvent être issus de journaux, d’ouvrages documentaires, d’encyclopédies, de romans, de manuels scolaires d’autres disciplines (sciences naturelles, histoire/géographie …), de dictionnaire ou de tout texte issu de la vie quotidienne : prospectus, petite annonce, notice, publicité etc... La compétence de lecture consiste à comprendre le sens d’un texte ou d’un message. Face à un écrit nouveau, l’élève doit construire cette compréhension à partir de deux démarches :

    - La reconnaissance d’éléments connus, déjà vus dans d’autres documents ;

    - Les hypothèses de sens issues de l’observation d’éléments paratextuels ou textuels : la disposition sur la page, les caractères utilisés, la présence ou pas d’auteur, d’illustrations, etc… qui amèneront l’élève à deviner le contenu du texte, à qui il s’adresse, quel est son but, etc…

       Faisant interférer ces deux approches, l’élève les confirmera au besoin par le déchiffrage des mots ou expressions totalement inconnues.

       Dans la classe, l’enseignant doit aider à cette dialectique entre plusieurs éléments d’observation, à cette circulation et à cet approfondissement du sens. Il le fera en particulier à partir du questionnement oral et collectif qui permet la découverte d’un texte.

       Ce questionnement pourra aussi se faire à l’écrit pour des élèves relativement autonomes face à la lecture. On conseillera qu’il se passe de la perception la plus globale du texte (à votre avis, de quoi parle ce texte ? à qui s’adresse-t-il ? etc...) à sa compréhension plus fine (de quel phénomène s’agit-il ?), voire à sa compréhension implicite (à votre avis l’auteur a-t-il donné toutes les explications concernant ce phénomène ?). On n’oubliera pas de demander régulièrement et systématiquement sur quels indices se base l’élève pour répondre :

    Ex : « Pourquoi l’eau de mer est-elle salée ? »

            « Quelles expressions le montrent dans le texte ? »

    Le paragraphe qui suit donne des catégories de questionnement d’un texte.

    QUESTIONNER UN TEXTE ORAL OU ECRIT :
                                                              Lorsque l’enseignant présente un texte, il le questionne oralement ou par écrit. Mais les questions qu’il pose visent d’abord à faire «entrer » l’élève dans le texte, à faire que l’élève questionne lui-même le texte pour le comprendre, le saisir.

       On peut établir une typologie de questions à poser sur un texte. L’enseignant devra varier les questions, les doser en allant des plus faciles aux plus complexes, sans vouloir trop guider au point «d’assister » l’élève, mais plutôt en le faisant chercher et découvrir.

       Toutes ces questions sont des variantes de consignes, puisqu’il s’agit d’une demande d’action.

       On peut distinguer 5 types de questions :

    Type 1 : celles dont la réponse se trouve directement dans le texte. Elles facilitent l’ancrage dans le texte.

    Type 2 : celles qui supposent une compréhension globale du texte.

    Type 3 : celles dont la réponse demande une interprétation globale du texte, où il faut lire « entre les lignes ». Elles exigent souvent un degré de compétence de l’élève en lecture ou une familiarité avec le sujet dont il est question dans le texte.

    Type 4 : celles dont la réponse demande de s’appuyer sur le texte, mais en allant aussi chercher des informations ailleurs (dictionnaire, connaissances personnelles, actualité etc...)

    Type 5 : celles dont la réponse est hors du texte (question de grammaire ou de vocabulaire posée à la suite du texte).

       C’est évidemment les types 1, 2, 3 qu’il faut privilégier si on veut que les réponses apportent des informations en vue d’un objectif visé (exemple découvrir les étapes d’une explication).

       Il faut soigneusement choisir ses questions et se demander si on les pose pour chercher ou pour vérifier la compréhension.

       Pour qu’un élève s’approprie une question, on peut lui demander de la transformer en phrase interrogative.

    Exemple : la question « indique l’itinéraire à suivre pour aller de chez toi au collège ».

    Devient : « Quel itinéraire empruntes-tu pour aller de chez toi au collège ? »

    Exemple de questionnement de texte :

     Texte : Comment fonctionne un ordinateur ?
                           
               Pour faire travailler un ordinateur, il faut lui donner un programme. Un ordinateur ne peut pas travailler si on ne lui dit pas ce qu’il faut faire. Par exemple, additionner deux nombres. Après quoi, il faut introduire ces deux nombres, que l’on appelle « données ».

               Tout ordinateur, qu’il soit petit au gros, renferme essentiellement quatre parties : les unités d’entrée, la mémoire centrale, le calculateur (ou processeur) et les unités de sortie. L’unité d’entrée la plus courante est un clavier à touches. C’est lui qui permet d’introduire dans la machine, le programme de travail, diverses instructions ou des données. Le programme et les données sont tous deux stockés dans la mémoire vive. Cette mémoire (RAM) peut être alimentée par des disquettes ou des bandes magnétiques. Une autre mémoire est appelée ROM (mémoire morte) elle renferme les instructions qui agissent sur le cerveau électronique lui-même. Une fois les calculs effectués, le calculateur envoie les résultats à l’unité de sortie, c’est-à-dire un écran ou une imprimante.

    La nouvelle encyclopédie de la jeunesse « Dis, comment ça marche ? » 300 questions, 300 réponses. Hachette.

    1. 1. De quoi parle ce texte ?     type 1

    2. 2. Relève les quatre parties essentielles que renferme un ordinateur ?   type 1

    3. 3. Quelle est l’unité d’entrée la plus courante ? type 1

    4. 4. Quelle est sa fonction ?      type 1

    5. 5. Que représentent les mots donnés entre parenthèses ?      type 4/5

    6. 6. Un ordinateur peut-il travailler seul ? justifie ta réponse ?         type 3

    4.3- Comment travailler l’écrit ?
           Ecrire c’est réécrire. Personne ne réussit du premier coup à rédiger un texte satisfaisant. L’enseignant doit fréquemment aider ses élèves à retravailler leurs productions. Pour cela, après un « premier jet », il oriente l’attention de la classe vers quelques points bien ciblés sur lesquels les élèves vont retravailler.

    4.4- Enseigner les points de langue ressortissant à l’explication : L’énonciation

    L’énonciation est l’acte de production de l’énoncé. Pour bien comprendre un énoncé, il est nécessaire de savoir qui explique, à qui, quand et .

    L’énonciateur (celui ou ceux qui expliquent) se désigne par je, nous ou on. Le(s)
    destinataire(s)
    (celui, celle(s) ou ceux à qui est destiné(s) l’énoncé) est désigné par tu ou vous.

    Les personnes ou les choses dont on parle sont désignées par il(s) ou elle(s).

    Le texte

    Le texte est à étudier selon les points suivants :

    Les connecteurs: Dans le discours explicatif, l’émetteur essaie de rendre clair un fait ou une idée au destinataire. Pour cela, il utilise des connecteurs.

          Les connecteurs sont des mots de liaison logique ou chronologique qui facilitent la compréhension du message et qui aident à retrouver l’enchaînement et la succession des faits ou des évènements.

          Dans le discours explicatif, on trouve souvent des liaisons exprimant la cause et la conséquence. Parfois, ces liaisons peuvent ne pas être mises en évidence par des mots ; on dit alors qu’elles sont implicites.

          Les connecteurs logiques appartiennent à des classes différentes : des conjonctions de subordination (comme, parce que, bien que, puisque, si bien que …), des conjonctions de coordination (mais, car, donc, or …), des prépositions ou locutions prépositives (pour, par, à cause de, grâce à …) des adverbes ou locutions adverbiales (cependant, ainsi, de même …), ou des expressions (d’une part, d’autre part …).

    Le thème et le propos: Nous donnons ci-après les caractéristiques de l’organisation thème/propos dans un texte explicatif.

         On peut expliquer à thème constant, à thème linéaire ou à thème éclaté.

         Cet enchaînement thème/propos est très important à la lecture mais surtout pour l’écriture. L’élève est ainsi guidé dans la construction de son texte.

    Les  anaphores: Les reprises lexicales (sous forme de GN) ou pronominales sont constitutives de tout texte. L’explicatif n’échappe pas à la règle.

         Un travail sur le lexique s’impose : pour reprendre un terme il faut connaître son équivalent.

         Le champ lexical dépend de la compréhension. Il est toujours construit à posteriori : ce n’est que lorsqu’on a compris de quoi il s’agit que l’on dégage le champ lexical d’un texte.

    Les substituts: Le substitut est un mot ou un groupe de mots qui remplace un groupe nominal.

     

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