• Le participe passé

               Lorsque vous vous trouvez devant un participe passé et que vous vous demandez comment l’écrire, voici comment vous devez faire.

              Tout d’abord, il faut déterminer à quel groupe appartient le verbe :
    - Les verbes du 1er groupe (er) forment leur participe en « é ».
    Les verbes du 2e groupe (ir) forment leur participe « i ».
    - Les participes passés des verbes du  3e groupe n'ont pas les mêmes    terminaisons :
      vendre  = vendu,  couvrir  =  couvert,  mettre  =  mis,   partir  =  parti, etc).

              Pour trouver la terminaison du particpe passé d'un verbe du 3e groupe, le truc est de mettre le participe passé au féminin :
              - Il a mis la table  la table que j’ai mise.

    Cependant deux exceptions à signaler :
            absous  absoute  &  dissou dissoute.

    I/ Le participe passé employé sans auxiliaire:

            Le participe passé employé comme adjectif  s’accorde en genre et en nombre avec le mot qu’il qualifie :
            - Une chemise bien repassée.         - Une lumière éteinte.

    Cas particuliers :
            Certains participes comme : approuvé, (y) compris, lu, reçu, vu, employés seuls et placés avant le nom restent invariables, car ils sont alors assimilés à des prépositions.
            Ex. : Approuvé les mentions ci-dessus, reçu la somme de, y compris les femmes, etc.

           Dernière précision : Lorsqu’un participe passé se rapporte à des noms de genre différent, il se met au masculin pluriel.
           Ex. : Sa mère et son fils exceptés.

    I/ Le participe passé employé avec l'auxiliaire « être »:

           Le participe passé employé avec l'auxiliaire «être» s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.
           
    Ex. :  - Les enfants sont aimés.       - Les hirondelles sont parties.

    I/ Le participe passé employé avec l'auxiliaire « avoir »:
           Le participe passé ne s’accorde jamais avec le sujet du verbe, mais avec le complément d’objet direct (c.o.d.) s'il est placé avant lui.

           Ex1 : J’ai coupé les fleurs ce matin.       J’ai coupé quoi ?  les fleurs.
    Les fleurs est c.o.d. et est placé après le participe passé coupé. Donc, il n’y a pas d’accord.

           Ex2 :   Les fleurs que j’ai coupées ce matin sont déjà fanées.
                     J’ai coupé quoi ?                les fleurs.
    Les fleurs sont représentées ici par le pronom relatif que qui a valeur de c.o.d. puisqu’il répond à la question quoi ? et il est bien placé avant le participe passé. Donc, il y a accord.

    a/   Le participe passé est suivi d'un infinitif :

          Il s'accorde s'il a pour c.o.d. le nom ou le pronom qui précède.
          Ex. : Ces femmes, je les ai entendues chanter.

          Il est invariable s'il a pour complément d’objet direct l'infinitif qui suit.             Ex. : Les romances que j'ai entendu chanter
          (c'est-à-dire j'ai entendu quoi ? non pas les romances, mais chanter ces romances).
          Ex. : Les fruits que je me suis laissé prendre.
          (c'est-à-dire je me suis laissé quoi ? prendre ces fruits).

    Remarques:  1/ Les participes passés fait et laissé suivis d'un infinitif sont toujours invariables.
          Ex. : La famille de cette femme l’a fait interner.
                   Elle s'est laissé aller.

          2/ L'infinitif peut être sous-entendu. Les participes cru, dû, pensé, pu, voulu sont invariables lorsqu'on peut sous-entendre un verbe après eux.
          Ex. :
    je lui ai rendu tous les services que j'ai pu et que j'ai .
          (sous-entendu lui rendre).

          Ex. : Je lui ai lu tous les livres qu'il a voulu.
          (sous-entendu que je lusse).

    b/   Le participe passé est placé entre deux « que » : “2 possibilités”.

           - Il est invariable s'il a pour c.o.d. la proposition qui suit (le premier que est pronom relatif, le second conjonction) 
           Ex. :
    Les ennuis que j'avais prévu que vous auriez.
                   
    (j'avais prévu quoi? que vous auriez des ennuis).

           – il s’accorde si le premier que (pronom relatif) est c.o.d. (placé avant) 
           Ex. :
    Ce sont les fruits que j'ai cultivés que nous allons manger.
                    (j'ai cultivé quoi ? les fruits représentés par que).

    c/  Le participe passé est suivi d'un attribut du c.o.d. :
          Il s'accorde généralement avec ce complément quand celui-ci précède le participe.
          Ex. : Des femmes qu'il avait crues veuves, qu'il avait trouvées charmantes.

    d/ Le participe passé de peser est invariable au sens d'« avoir tel ou tel poids »,  car le verbe est alors intransitif. 
          Ex. :
    Cette valise ne pèse plus les trente kilogrammes qu'elle a pesé à notre départ.
                  Mais il varie au sens de « déterminer le poids de ». 
          Ex. :
    Les colis que nous avons pesés.

    e/ Certains verbes n’ont jamais de c.o.d., il est donc logique que le participe passé ne s’accorde pas. C’est le cas de obéir, nuire et plaire...
          Ex. : Ce film nous a beaucoup plu.
                  Le film a plu à qui ?          à nous.
    Nous
    est ici complément d’objet indirect, donc pas d’accord.
    Finalement on comprend que dès qu’il y a une préposition qui intervient il n’y a pas d’accord.


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  • Les pronoms personnels
    A/ Classement des pronoms personnels
    Fonction sujet Fonction complément
    je  -  tu  -  il  -  ils  -  on  
     elle -  nous  -  vous  -  elles 
      me - te - se - moi - toi - soi
    le - la - les -lui - leur - eux
    en - y
    B/ Les pronoms personnels compléments

    Le pronom complément remplace un nom. Il est toujours placé avant le verbe sauf dans une phrase impérative de forme affirmative.

    Exemples : -) J'ai rencontré mes voisins et je les ai salués.
                        -) Prends ton livre  et  ouvre-le.

    1/ Les pronoms personnels c.o.d :

         Les pronoms personnels compléments d’objet direct sont : «me, te, nous, vous , le, la, les». Ils répondent à la question : « quoi ? » ou « qui ? ».

    Exemples : -) Il recopie la leçon.      { Il recopie quoi ? }       */ Il la recopie.
                      
      -) J'ai vu mes amies.       { J'ai vu qui ? }               */ Je les ai vues.
                      
      -) Elle aime son chien.   { Elle aime quoi ? }        */ Elle l'aime.

    me, te, nous, vous représentent des personnes.
    le, la, les représentent des personnes, des animaux ou des choses.


      2/ Les pronoms personnels c.o.i :
        
     Les pronoms personnels compléments d’objet indirect sont : «me, te, lui nous, vous, leur ». Ils  remplacent des noms de personnes précédés de la préposition « à » et répondent à la question : « à qui ?».

    Exemples : -) Elle téléphone à ses parents{ Elle téléphone à qui ? }
                           
    */Elle leur téléphone.
                        -) Je confie tous mes secrets à mon amie.

                           { je confie tous mes secrets à qui ? }
     
                            */
    Je lui confie tous mes secrets.

    Remarque:  Il n'y a pas de distinction de genre à la troisième personne.

    Exemples : -) Je parle à mon père.                { Je lui parle. } 
                        -) Je parle à ma mère.                  { Je lui parle. }
      
         On utilise principalement les pronoms c.o.i avec les verbes de communication qui se construisent avec la préposition « à » : Parler, téléphoner, demander, dire, écrire, répondre…et sourir , plaire , appartenir , ressembler ...
     
                               ( Voir Les pronoms personnels c.o.i « en » et « y »)

    2-1/ Les pronoms personnels c.o.i « en » et « y »:
             Les pronoms personnels « en » et « y » remplacent des compléments précédés des prépositions « de » et « à ».

     Exemple:

    Complément introduit par « à »

    Complément introduit par « de »
    Noms désignant une personne
     lui, leur, elle(s), eux lui, elle(s), eux
          Penses-tu à des parents ?
          Oui, je pense à eux.
          Parles-tu de tes parents ?
          Oui, je parle d'eux.
     Noms désignant un animal ou  une chose

     Y

    EN

         Penses-tu à des devoirs ?
          Oui, j'y pense.

          Parles-tu  de des devoirs ?
          Oui, j'en parle.

     Remarques :
                1/ La négation se place avant et après le bloc du pronom et du verbe.
    Exemples : -) Je ne vous téléphone pas
                        -) Il ne nous manque pas.

                2/ « me », « te », « le » et « la » deviennent « m’ », « t’ » et « l’ » devant une voyelle ou un h muet .
    Exemples : -) Il m’écoute.
                        -) Elle l’adore. Ils t’invitent.

                3/ Dans la phrase impérative affirmative, on place le pronom complément après le verbe suivi d’un trait d’union.
    Exemples :  -) Mange - la.                      -) Regardons - le.
                         -) Ecoutez - les.                   -) Aimez - moi.

                Mais quand la phrase  est impérative négative, on place le pronom complément devant le verbe.
    Exemples :  -) Ne l’écoutons pas.      -) Ne m'aimez pas.

    Les pronoms personnels    


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  • Le complément du nom (le complément déterminatif)

    Le  mot ou le groupe de mots complément du nom, parfois appelé complément déterminatif précise le sens du nom dont il est complément; il fait partie du groupe nominal.
    Exemple: - Elle a acheté une bague

                      - Elle a acheté une bague en or

    Le complément du nom est une expansion du GNominal comme l'adjectif qualificatif épithète ou la proposition subordonnée relative.

    Exemple: - La maison des voisins est à vendre.           « Complément du nom »
                      - La maison voisine est à vendre.                  « Adjectif qualificatif »
                      - La maison qui appartient aux voisins est à vendre. « sub.relative»

    Le complément du nom est relié au nom par les prépositions : à , de , pour , sans , contre , sur , par...

    Exemple: - Un tricot sans manches   - Une bague en or    - Un permis à points 
    -Des vêtements pour enfants   - la preuve par neuf   - un appartement sur cour

    Mot ou groupe de mots pouvant avoir la fonction de commplément du nom :
    - Un nom ou un GNominal :
                      -)
    J'ai lu les romans de  Flaubert .
                      -)
    Il a reçu l'accord de tous ses amis.

    - Un pronom :(Personnel ; démonstratif ; possessif ; indéfini )
                     
    -) C'est la responsabilité de  tous .
                      -) Il faut encourager le don soi .


    - Un adverbe :
                      -)
    Les gens d'ici sont très accueillants .

    - Une proposition subordonnée relative :
                      -) Il m'a rendu le livre que je lui ai prêté .
     

    Le complément du nom (Le complément déterminatif)

                                                                                                     


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  • I- Les figures de l'analogie
            La comparaison
            La métaphore
            L'allégorie
            La personnifcation

    II- Les figures de la substitution          
            La métonymie
           
    La synecdoque
            La périphrase
            L'antonomase
     

    III- Les figures de l'opposition
            L'antithèse
            L'antiphrase
            L'oxymore
            Le chiasme
     

    IV- Les figures de l'amplification
            L'hyperbole
            L'anaphore
            La gradation
            La répétition

            L'accumulation
            La paronomase 
     

    V- Les figures de l'atténuation
            La litote
            L'euphémisme

    VI- Les figures de la construction
        
        Le parallélisme
            L'ellipse
            L'anacoluthe
            L'asyndète
            L'intérrogation oratoire (rhétorique) 


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  • Vocabulaire de l'argumentation.

    Lexique pour l'étude des textes argumentatifs

     ARGUMENT : c'est une idée qui s'intègre à un raisonnement ; l'argumentation s'appuie sur une dé marche logique et explicite.

    CHAMP LEXICAL: ensemble des mots, substantifs, adjectifs, verbes de la même famille désignant une même part de réalité, une même notion.

    CHAMP SÉMANTIQUE: ensemble des sens disponibles d'un mot selon le contexte.

    CONNECTEUR LOGIQUE : outil grammatical qui exprime une relation logique (cause, conséquence, opposition, concession…).

    DESTINATAIRE : c'est la (les) personne(s) à qui s'adresse le locuteur (il est lié à la 2ème personne du singulier ou du pluriel, et à la 1ère du pluriel si le locuteur l'associe à ses propos).

    LOCUTEUR : c'est celui qui énonce un message (il s'exprime à la 1ère personne du singulier) ; il manifeste sa présence par des indices d'énonciation (il ne s'agit pas toujours de l'auteur, ce peut être un de ses personnages).

    DISCOURS : c'est tout énoncé, écrit ou oral, dans lequel l'émetteur de l'énoncé multiplie les références à l'acte d'énonciation (identité des interlocuteurs, lieu et moment de l'énonciation, attitude des interlocuteurs…) pour entrer ou rester en contact.

    DISCUTER UNE THÈSE : c'est réfléchir à la valeur d'une opinion en pesant le pour et le contre.

    INDICES D'ÉNONCIATION : ce sont les marques de personne (pronoms personnels, indéfinis, pronoms et adjectifs possessifs…), des repères temporels (temps des verbes, adverbes de temps), des indications sur le lieu (adverbes de lieu) ; ils reflètent la présence et la position du locuteur. On les appelle aussi embrayeurs.

    EMBRAYEURS : ce sont les mots dont le référent dépend de la situation d'énonciation, comme les pronoms "je" et "tu" (ou "nous" et "vous") qui désignent l'émetteur et le récepteur du propos, les adjectifs démonstratifs et possessifs qui y renvoient, les adverbes de lieu ("ici" et "là"), les adverbes de temps ("maintenant", "aujourd'hui" ou "hier")…

    ÉNONCIATION : c'est l'acte de production d'un énoncé par un locuteur qui présente des traces de son énonciation, et peut mettre en scène, de façon plus ou moins précise, le locuteur, sa pensée ou le sujet de l'énonciation.

    ÉNONCÉ : c'est ce qui est dit ou écrit ; il s'actualise sous la forme d'un discours ou d'un récit.

    ÉTAYER UNE THÈSE : c'est renforcer une thèse par des arguments et des exemples supplémentaires.

    EXEMPLE : c'est un fait analogue au fait en question dans un propos qui est considéré par rapport à lui ; il sert à illustrer, prouver, éclairer.

    EXPLICITE : c'est ce qui est énoncé complètement et ne peut prêter à aucune contestation.

    IMPLICITE : c'est un sous-entendu qui s'adresse à la sensibilité, à l'imagination, au raisonnement du destinataire.

    EXPRESSION APPRÉCIATIVE : elle exprime le jugement favorable du locuteur ; le lexique est alors élogieux, valorisant, mélioratif.

    EXPRESSION DÉPRÉCIATIVE : elle connote la critique, le dédain et parfois le dégoût ; le lexique est souvent péjoratif.

    INTENTIONS DU LOCUTEUR : c'est le but que se fixe le locuteur pour son argumentation ; il peut s'agir de persuader, convaincre, émouvoir, séduire, provoquer, démontrer

    MODALISATIONS : ce sont les marques de jugement ou de sentiment du locuteur.

    MODALISATEURS : ce sont les mots et les procédés grammaticaux qui traduisent l'attitude d'un locuteur par rapport à son énoncé, c'est-à-dire le doute, la certitude, la critique...).

    PROGRESSION DE L'ARGUMENTATION : c'est la manière de développer les arguments ; elle peut être linéaire, éclatée ou à thème constant.

    RÉFUTER UNE THÈSE : c'est s'opposer à une argumentation en prouvant sa fausseté.

    REGISTRE DE LANGUE : c'est la manière de s'exprimer qui reflète la culture, le milieu social du locuteur ; il peut être familier, courant ou soutenu.

    RELATION (LIEN) LOGIQUE : c'est un enchaînements d'une idée à l'autre (souvent des adverbes, des locutions adverbiales, conjonction de subordination et de coordination) ; elle peut être explicite ou implicite. Elle peut exprimer la cause, la conséquence...

    THÈME : c'est ce dont il est question principalement dans l'énoncé.

    THÈSE : c'est la position du locuteur à l'égard du sujet, du thème qu'il évoque

     

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  • L'adjectif qualificatif

    A/ Accord de l'adjectif (Règle générale) 

    En règle générale l’adjectif qualificatif s'accorde en genre (masculin ou féminin) et en nombre (singulier ou pluriel) avec le nom (ou pronom) auquel il se rapporte.

    B/ Place de l'adjectif

    L’adjectif peut être épithète (placé près du nom) au sein d'un groupe nominal :
     - Cette voiture verte appartient à mon voisin.

    L’adjectif peut être attribut (séparé du nom par un verbe copule : être, sembler, devenir, rester, demeurer, avoir l'air, passer pour... ") au sein d'un groupe

    verbal :   - La voiture de mon voisin est verte.

    L'adjectif, par rapport au nom, se place devant lui ou après lui, mais toujours au plus près possible :
    - Le jeune chien   /  - Le cheval bai   /    - Le toit est rouge 

    1 - On place avant le nom, en règle générale :

    a) L'adjectif s'il est plus court que le nom :
    - Un joli divertissement et non un divertissement joli.

    b) L'adjectif ordinal :
    - Le quinzième siècle et non le siècle quinzième.

    2 - On place après le nom, en règle générale :

    a) L'adjectif s'il est plus long que le nom :
    - On chant traditionnel et non * un traditionnel chant.

    b) L'adjectif qui indique une couleur ou une forme géométrique :
    - Le drapeau bleu et non * le bleu drapeau
    - Une route droite et non * une droite route.

    c) Les adjectifs qui désignent une catégorie sociale, religieuse... ou qui sont dérivés d'un nom propre :
    - Le droit républicain et non  * le républicain droit
    - Les tragédies shakespeariennes et non les shakespeariennes tragédies.

    d) Enfin, en règle générale, sont placés après les adjectifs verbaux :

    - Un panier garni et non  un garni panier
    - Une avenue passante et non une passante avenue.

    e) Certains mots peuvent changer de sens suivant leur place :
    - Un grand homme (personnage célèbre)
    - Un homme grand (de taille). 

    C/ Le féminin
    Généralement, on forme le féminin de l'adjectif qualificatif en ajoutant un « e » dit "muet" au masculin.

          - Un grand château, une grande maison

    Les adjectifs qualificatifs masculins terminés par un « e » comme : pâle, fidèle, grêle, parallèle, ovale, mâle, sale, frêle, riche, brave.ne changent pas au féminin :
    - Le soleil jaune.                  La fleur jaune.
    - Un homme habile.               Une femme habile.

    Attention ! Traître fait au féminin traîtresse


    Les cas particuliers du féminin

    1/ L'adjectif qualificatif masculin terminé par « al », comme: - national, normal, régional, primordial..,  ne double pas la consonne finale « l » au féminin :
    - Un arrêté municipal.                       Une police municipale.
    - Un avis général.                              Une réunion générale.     


    2/ L'adjectif  qualificatif masculin terminé par « in, an, un » ne redouble pas le « n » .
    - Vilain / vilaine --- Brun / brune --- Plein / pleine --- Fin / fine.

    Sauf: « paysan »  qui fait au féminin « paysanne »

    Attention !  bénin donne bénigne, malin donne maligne et  persan donne  persane.

    3/ Les adjectifs qualificatifs qui se terminent par « er » cher, léger, particulier, régulier…au masculin, changent « er » en « ère » au féminin.
    - Un pain entier.                               Une brioche entière
     
    4/ Si l'adjectif masculin se termine par « ot », il suit la règle générale et ajoute un « e » final au féminin :
    - Idiot                 idiote
    Sauf : « sot, vieillot » qui au féminin doublent la consonne finale « t » :
    sotte, vieillotte.


    5/ L'adjectif qualificatif
     qui se termine au masculin par « s » prend « e » au féminin :

    - Ras, rase - Mauvais, mauvaise.

    Sauf: bas, épais, exprès, gras, gros, las, métis qui au féminin doublent le « s »:
    - basse, épaisse, expresse, grasse, grosse, lasse, métisse
     

    Attention ! tiers donne tiercefrais donne fraîche,    absous  donne  absoute, dissous donne dissoute.

    6/ Les adjectifs qualificatifs terminés par « el, eil,  ien,  et,   on »  s’écrivent «lle» au féminin :
    - L'appel solennel.                           La commémoration solennelle
    - Un style pareil.                             Une règle pareille
    - Un vélo ancien.                              Une voiture ancienne
    - Un homme muet.                           Une femme muette
    - Un bon père.                                 Une bonne mère.


    Exceptions: "complet, concret, désuet, discret, indiscret, incomplet, inquiet, replet, secret" au féminin ne doublent pas le « t » et prennent un accent grave sur le « e » :  
    complète, concrète, désuète, discrète, indiscrète, incomplète, inquiète, replète, secrète.

    Pour les autres adjectifs terminés en « l », il n'y a pas de règle générale :
     
    puéril /puérile - nul /nulle - seul /seule - gentil /gentille   -   civil /civile - subtil/subtile

    Certains adjectifs qualificatifs changent carrément leurs terminaisons au féminin

    1/ Les adjectifs terminés par « f »

           Les adjectifs en « f » font leur féminin en « ve » :

           - Un buffet neuf                            Une chaise neuve
    Vif, vive...   ----     naïf, naïve   ----   neuf, neuve...

    2/ Les adjectifs terminés par « x »

         L’adjectif masculin terminé par
    « x », change « x » en « se » au féminin :

          - Un homme jaloux.                          Une femme jalouse
          - Un ouvrier heureux.                      Une ouvrière heureuse
    .
          – Un enfant Peureux.                       Une fille peureuse.

    Sauf :  doux / douce ; roux / rousse ; faux / fausse ; vieux / vieille ….

    3/ Les adjectifs terminés par « g »
          
         Les adjectifs qualificatifs  en
    « g »  font leur féminin en « gue » :
          - Un long parcours.                         Une longue route
          - Un visage oblong.                         Une pierre oblongue.

    4/ Les adjectifs terminés par « gu »

       
    Si l'adjectif masculin se termine par « gu », il s’écrit « guë » au féminin. Le « e » est surmonté d'un tréma :

           - Un cri aigu.                                 Une plainte aig.
    Ambigu  / ambiguë  ----  Contigu / contiguë  ----  Exigu / exiguë.

    5/ Les adjectifs terminés par « c »

    Les adjectifs en « c » font leur féminin en « che » :

           - Un papier blanc                           Une feuille blanche
    franc / franche   ----   blanc / blanche  ----  sec / sèche

    Sauf : grec, grecque ; caduc, caduque ; public, publique ; turc, turque...
           - Un accord caduc .                       Une entente caduque
           - Le peuple grec.                           Les populations grecques.

    Quelques adjectifs terminés par une « voyelle : e,i,u… » ne suivent pas la règle générale de formation du féminin ; c'est le cas de :

    coi, coite favori, favorite   andalou, andalouse   fou, folle ; mou, molle  beau, belle ; jumeau, jumelle ; nouveau, nouvelle...

           - Un beau panorama.                      Une belle vue
           - Un vieux château.                       Une vieille bâtisse
           - Un jour nouveau.                         Une nouvelle journée
           - Un fromage mou.                        Une crème molle.

    Note : Les adjectifs  beau, fou, mou, nouveau, vieux, devant un nom masculin commençant par une « voyelle » ou un « h » muet, deviennent bel, fol, mol, nouvel et vieil.

    - Un vieil immeuble  --  Ils ont un bel enfant  --  Un nouvel an !  --  Un bel album
    - Un fol espoir  --  Un mol oreiller  --  Un nouvel an --  Un vieil homme...

     

                                                                A suivre ... 


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  •   Accord du verbe


    A/ Cas général

                Le verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, que le sujet soit exprimé ou sous-entendu.
                Elle travaillait à Paris.
                Arnaud a acheté une maison.

    Le sujet n'est pas exprimé dans:
               Une phrase impérative: Approchez.
               Certaines locutions figées: Peu importe.
    dans deux propositions coordonnées ou juxtaposées: Il prend son élan, court et saute

               Le verbe ne marque pas le genre du sujet (il ou elle mange); seul le participe passé l'indique. Voir sur cette question l'accord du participe passé.

    Si les sujets ne sont pas de la même personne, l'usage impose un ordre de priorité:

    la première personne l'emporte sur la seconde.
       
    Toi et moi = pluriel première personne (Toi et moi sommes venus).

    La première personne l'emporte sur la troisième.
       
    Lui et moi = pluriel première personne (Lui et moi sommes venus).

    la deuxième personne l'emporte sur la troisième.
       
    Toi et lui = pluriel deuxième personne (Toi et lui êtes venus).


    B/ Cas particuliers 
    1/ Un Sujet / Plusieurs Verbes
     

    - Si un Sujet a plusieurs Verbes, tous les Verbes s'accordent avec le même Sujet .

        Les voitures avancent, foncent, roulent vers le front. 

    2/ PLUSIEURS Sujets / Un Verbe
    - Si un Verbe a plusieurs Sujets, le Verbe se met au pluriel

        Le cheval, la jument et le petit poulain galopent vers le bois.

    3/ PLUSIEURSSujets : représentent un SEUL ÊTRE ou OBJET.
    - Si Plusieurs Sujet singuliers représentent un seul être ou un seul objet, le Verbe reste au singulier. 

        Julie, ma fille cadette, la lumière de mes vieux jours, prenait grand soin de ma santé.

    4/ Inversion Sujet / Verbe
    - Quand Le Sujet se trouve APRES le Verbe : on dit qu'il est " Inversé ".
        a) Dans une phrase interrogative
           
    Es-tu un non-fumeur ?

       b) Dans une phrase déclarative
          
    Dans le ciel lourd, montent lentement des nuages orageux

    5/ Le Sujet est INTERCALÉ
    - Le Sujet peut être loin et séparé du verbe : on dit qu'il est " Intercalé " .
    Lentement , les tortues  , sans se presser avancent à petits pas .

    6/ Plusieurs Sujets formant une GRADATION...
    - Quand  les Sujets forment une gradation, le Verbe s’accorde avec le dernier sujet.
        Un seul mot
    , un soupir, un coup d' oeil nous trahit.

    7/ Le Sujet est un Nom COLLECTIF
    - Si Le Sujet est un collectif, suivi d’un complément de nom,   le Verbe s' accorde, selon le sens ; avec le collectif ou le complément du nom.

         Une multitude d'oiseaux entame son voyage vers le sud.
        Une armée de casseroles reposaient à terre.

    8/ Le Sujet est un  Adverbe de Quantité.

    - Quand le Sujet est un Adverbe de quantité comme : beaucoup, peu, combien, assez,..., le Verbe se met au PLURIEL.
       
    Beaucoup en ont parlé, mais peu l' ont bien connu.

    9/ Le Sujet contient l'expression " le peu de..."
    -
    Quand le sujet contient l'expression " le peu de + Nom", le Verbe se met indifféremment au SINGULIER ou au PLURIEL.
       
    Le peu de cheveux qui me reste  grisonne.
       
    Le peu de fraises qui restent sont mangés par les merles

    10/ Deux Sujets unis par des mots de comparaison
    - Si les Sujets sont unis par des "mots " de COMPARAISON, tels que : " ainsi que, comme, autant que ". Les Verbes se mettent au SINGULIER ou au PLURIEL.

       Le chien comme le loup aime chasser.
       Le chien ainsi que le loup aiment chasser.

    11/ Deux Sujets unis par; ni , ou
    - SI les Sujets sont unis par : NI, par OU, les Verbes se mettent suivant le SENS de la phrase,

    - ) au SINGULIER si l’action est attribué à un seul sujet.
       
    NI ton rang, NI ta fonction ne permet cela.
       
    Ton père OU ton cousin sera choisi comme maire.

    - ) au PLURIEL généralement.

        NI l'or, NI l'argent ne nous rendent heureux.
        Le pommier OU le poirier donneront des fruits un jour.

    12/ Le Sujet est L'UN, L'AUTRE unis par : et, ou, ni .
    - Quand L'UN, L'AUTRE sont unis par OU, le verbe se met au SINGULIER.
       
    L'un OU l'autre réussira.

    - Quand L'UN, L'AUTRE sont unis  par ET, le verbe se met au SINGULIER ou au PLURIEL.
       L'un
    ET l'autre se parle
                                      ou
                                se parlent

    - On applique la même règle avec: NI l'un NI l'autre

    NI l'un NI l'autre ne viendra
                                        ou
                                     viendront
                                  

    Enfin!


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  • Qu'est-ce qu'un texte ?
                 Un texte est un ensemble structuré et cohérent de phrases véhiculant un message et réalisant une intention de communication.

    Pour qu'un texte soit jugé cohérent par son destinataire, il faut qu'il obéisse à quatre règles.

    1. Il doit comporter un ou des éléments qui, d'une phrase à une autre, ou d'un passage à un autre, se répètent, constituent le fil conducteur du texte pour en assurer la continuité. Un texte comprend donc obligatoirement des reprises de l'information, par l'emploi de substituts.

    2. A contrario, un texte doit présenter des informations nouvelles pour avoir un intérêt communicatif. Si le texte consiste à répéter de différentes façons la même chose, on dira qu'il piétine, qu'il fait du sur-place et son intérêt sera faible, voire nul. Ce principe correspond à la règle de progression de l'information. Il y a différentes façons de faire progresser l'information. Toutefois, un bon texte assure un équilibre entre le principe de continuité (répétition d'éléments) et celui de progression de l'information.

    3. De plus, pour qu'un texte soit considéré cohérent, il faut qu'il soit exempt de contradictions internes. Un passage ne peut pas apporter une ou plusieurs informations en contradiction avec ce qui est exprimé implicitement ou explicitement dans le même texte, car toute contradiction nuit à sa cohérence.

    4. Enfin, un texte qui présente des informations en contradiction avec les connaissances du monde du destinataire sera considéré comme incohérent. Par exemple, dans un récit réaliste se passant aux Tropiques, la faune, la flore et le climat doivent correspondre globalement aux données empiriques connues du lecteur

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