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VI- Annexes
6.2- Notions d’orthographe : Ces deux axes doivent être travaillés étroitement avec les activités grammaticales et lexicales. 1- L’orthographe normée présente dans les textes y est étudiée. Activités de découverte de l’orthographe dans les textes : - sur la recherche de mots contenant un phonème donné. L’axe morphographique est le plus complexe. Il se subdivise en trois grandes parties : - les accords grammaticaux. - L’approche phonographique par les recherches des fonctionnalités des lettres oblige à s’interroger sur la fonction des lettres muettes. - L’approche sémantique permet de formaliser l’orthographe grammaticale. C’est en observant les marques écrites que l’on s’interroge sur les diverses marques de pluriel, orale, écrite ou sémantique. Activités de maîtrise de la variation orthographique dans les textes d’élèves : Diverses modalités de dictées peuvent être proposées : - Des dictées très courtes dont le texte prend appui sur la vie de classe ou le vécu des élèves permettent de travailler des points précis. L’affichage au tableau des erreurs des élèves donne lieu à un débat collectif sur les graphies à adopter ou les stratégies valides. - La dictée dialoguée met en œuvre le même principe de verbalisation des stratégies. A la fin de chaque phrase écrite, les élèves sont autorisés à poser une question qui porte, non sur la graphie du mot mais sur ce qui la motive (ex : Y a-t-il un S à la fin de … n’est pas validable, tandis que Y a-t-il une marque de pluriel à ce mot ? l’est). - La dictée d’un texte à trou donné aux élèves permet de ne travailler qu’un point précis d’orthographe … L’évaluation sommative de l’orthographe ne peut être effectuée au moyen d’une dictée, ni n’entre en compte dans la note que les occurrences d’une notion préalablement travaillée. Rédaction: - La dictée dialoguée donne accès aux diverses stratégies dans la classe. Evaluation: 6.3- Notions de vocabulaire : - le potentiel d’ouverture du mot, en terme de sujets évoqués : débat, discussion, expression orale, expression écrite. Du texte au mot: Du mot au texte: Concevoir de petits dictionnaires peut constituer à la fois une activité de formalisation du lexique et un projet pédagogique pertinent. Du mot au mot:
6.4- Glossaire : Pour les mots et expressions ci-dessous, le sens suivant a été retenu : - actant : personnage ou objet qui a un rôle à jouer dans un récit. - affect : état affectif (sensations, sentiments, émotions, sensibilité). La psychologie de l’enfant a démontré le rôle des affects dans la construction de la personnalité. - anaphore : c’est la répétition d’un mot en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir un effet de renforcement ou de symétrie. - anaphorique (système) : tout système de substitution d’un terme ou d’un groupe de termes par un terme synonyme ou équivalent. L’anaphore peut être un pronom, une répétition stylistique ou un mot générique tel que : « les oiseaux » pour reprendre une énumération : les moineaux, les hirondelles, les pigeons … - anticipation : stratégie de lecture qui consiste à envisager la suite d’un texte à partir d’indices relevés dans son début. - catégories (grammaticales) : classes des mots d’une langue. Il y a plusieurs façons de catégoriser la langue. On choisira suivant l’âge des élèves les catégories les plus pertinentes pour les apprentissages possibles. - champ lexical/champ sémantique :
- cheminement spiralaire : progression en boucles ouvertes jalonnées de reprises ponctuelles pour consolider les apprentissages et ajouter du nouveau pour approfondir. - code : système de signaux conventionnels dans une communauté donnée (signes ou symboles) et destinés à transmettre des messages (code graphique, code iconique).
- cohérence : c’est un rapport logique entre des idées, des propos. Communication/expression :
- comparaison : c’est une figure de style par laquelle ou rapproche deux termes pour les comparer, à l’aide d’une construction grammaticale, ou d’un mot, exprimant la ressemblance ou la différence. - compétence : ensemble de connaissances, d’attitudes et de comportements permettant à une personne de réaliser adéquatement une tâche ou une activité. - connecteur : c’est un mot de liaison, invariable, placé entre deux propositions ou deux phrases, qui marque une étape dans un raisonnement ou dans une succession d’événements. On dit aussi mot de liaison. - connexion : rattachement entre des faits, des idées, des démarches par la relation cohérente, établie entre les éléments (par comparaison, par analogie par référence). - contexte : conditions socioculturelles ou langagières de production d’un texte écrit ou oral. - critère : indice de référence qui permet de porter un jugement en cours d’évaluation. Il doit être défini par un objectif avant un projet ou une évaluation, et construit, si possible, avec les élèves. - déclamer : c’est réciter à haute voix en marquant, par les intonations qu’exige le sens, l’accent grammatical et l’accent oratoire. - décrire : c’est nommer, qualifier et caractériser des objets, des lieux, des personnes ... - décrochées (activités) : activités essentiellement d’ordre linguistique s’adressant aux élèves parce qu’ils rencontrent un obstacle à un moment donné de leur apprentissage. Elles ont une fonction de renforcement, d’aide et de remédiation. - dialectique : c’est un ensemble des moyens mis en œuvre dans la discussion en vue de démontrer, réfuter, emporter la conviction. - énoncé/énonciation :
- explicite : l’explicite c’est la signification de l’énoncé en soi ou le développement des notions qui sont indiquées par les mots ou la situation d’énonciation. - expliquer : c’est faire comprendre les causes ou les raisons d’être d’un fait, d’un phénomène ou d’une chose, à quelqu’un qui ne sait pas. - glossaire : lexique d’un domaine spécialisé. - grammaire : domaine d’enseignement qui porte sur le fonctionnement de la langue, les règles de formation des phrases et des textes. La syntaxe, la morphologie et le vocabulaire sont des parties de la grammaire de phrase. Les règles de cohérence et de progression sont les aspects de la grammaire du texte. - grammaire implicite/explicite :
- hypothèse (de sens) : en activité de lecture, moyen par lequel un élève anticipe sur le sens d’un texte à partir d’indices reconnus. Les hypothèses sont appelées à être confirmées ou infirmées par la suite de la lecture. - iconique : c’est de l’image en général. - idiomatique (tournures) : fformules figées dans une langue qu’on ne peut traduire mot à mot dans une autre langue. - indices textuels : dans une approche textuelle, ce sont les marques formelles repérées dans le texte qui permettent d’en identifier le type. Ces marques (dispositif sémiotique, modalisateurs, champs système verbal …) permettent un accès au sens et une formulation rapide d’hypothèses de lecture. - interaction : échange verbal (élève/prof – élèves/élèves) qui a pour but de construire un savoir, un discours dans une situation donnée. - inter langue : c’est un code intermédiaire. L’apprentissage d’une langue étrangère se fait en prenant appui sur celles que les élèves connaissent déjà dans une approche contrastive et métalinguistique (rappels, comparaisons raisonnées, traduction). - lexique : liste de mots relatifs à un domaine donné. - métaphore : c’est une image, une figure de style qui consiste à rapprocher des êtres ou des choses en prêtant aux uns les caractéristiques des autres, afin d’exprimer leur ressemblance. - métalangage : ensemble des mots qui servent à décrire les catégories et les fonctionnements linguistiques. Exemples : sujet, verbe, types de textes … - modalités (de lecture) : façon de lire en fonction d’un projet personnel de lecture. Ex : lecture fonctionnelle, thématique, sélective, à voix haute … - modalisation/modalisateurs :
- niveaux de langue : catégories d’expressions en rapport avec une situation de communication, au point de vue de l’emploi des mots (lexique) ou de la construction des phrases (syntaxe). Il existe trois niveaux de langue : - le niveau familier : ex : une bagnole - nomenclature : liste de termes appartenant à un même domaine et présentée sous forme de rubriques organisées. - objectif (adj.) : c’est quand le destinateur ne fait pas intervenir sa vision personnelle sur le sujet dont il parle. - objectif d’apprentissage : but que l’on se propose de faire atteindre à l’élève en termes de savoir ou savoir-faire. Il comporte deux dimensions : - paratexte : ensemble d’éléments de sens qui entourent, présentent et éclairent le texte. Ex : titre, référence, notes, nom d’auteur et qui aident à l’élaboration d’hypothèses de sens. - pédagogie/didactique :
- personnification : c’est une figure de style qui consiste à présenter une chose, un animal ou une idée sous la forme d’une personne. - phonèmes/graphèmes :
- phonétique : - phrase : elle concerne uniquement le code écrit, énoncé autonome porteur de sens. Elle peut être verbale (construite autour d’un verbe) ou nominale (construite autour d’un nom). Ex : Attention danger ! Viens ! - planifier : organiser les actions dans le temps en tenant compte des moyens matériels et humains disponibles pour réaliser un projet. - poésie : c’est l’art du langage, visant à exprimer ou à suggérer quelque chose par le rythme (surtout les vers), l’harmonie et l’image. Elle peut être orale ou écrite. - pratiques langagières : toutes les façons d’utiliser une langue à l’oral ou à l’écrit. Ex : lire, écrire, parler. - pratiques sociales de référence : les usages les plus fréquents de la langue dans une société donnée. - procédure : manière de faire pour arriver à un résultat. - processus : suite ordonnée d’opérations aboutissant à un résultat. - production : réalisation personnelle ou collective d’un texte à l’oral et à l’écrit. - profil : ensemble de savoirs et savoir-faire maîtrisés sur un long terme (une année, un cycle, un cursus …). Ils sont mobilisables en situation. - programmation : progression planifiée des éléments du programme en fonction de contraintes données (liées au contenu et au temps). - progression thématique : développement de l’information relative à un terme dans un texte oral ou écrit (cf. Grammaire du texte) - propos : information sur le thème ; partie de l’énoncé qui constitue une information nouvelle par rapport au point de départ. Notion employée en grammaire du texte à propos de la progression thématique (cf. exemple ci-dessus). - prosodie : étude des phénomènes d’accentuation et d’intonation propres à une langue et liés à l’expression dans la transmission du message. - réception : fait de recevoir et de comprendre des messages divers, oraux ou écrits. - réécriture : exercice d’écriture qui consiste à restructurer et/ou à reformuler un texte pour l’améliorer. - registre de langue : c’est le domaine de la réalité auquel renvoie le langage. Un mot ou une expression peut appartenir au registre sportif, technique ou scientifique, etc… - remédiation : processus qui vise la mise en place d’activités aidant les élèves à s’améliorer à la suite d’une activité d’évaluation formative située à la fin d’un apprentissage. - représentations : ensemble plus ou moins organisé, plus ou structuré d’idées, d’images relatives au vécu et qui renvoient à une conception du monde. - révision (de surface) : activité de lecture/écriture qui porte sur la correction des erreurs d’accord, d’orthographe et de ponctuation. - schéma actanciel : en narratologie, système qui met en relation les différents actants qui interagissent dans l’histoire. - scriptural : c’est ce qui sert à écrire - sémantique (adj.) : tout ce qui concerne le sens d’un mot, d’une phrase, d’un texte. On parle de niveau sémantique, de champ sémantique, de recherche sémantique. - séquence : mode d’organisation des activités autour d’un objectif d’apprentissage. - situation d’enseignement/apprentissage : situation dans laquelle l'enseignant crée les conditions matérielles et sociales qui permettent à l'apprenant d’apprendre par essai/erreur ou selon une démarche inductive. - situation/problème : en français, les situations-problèmes sont essentiellement des situations de lecture, d’écriture et de prise de parole qui obligent l’apprenant effectuant une tâche à affronter un obstacle exigeant la mise en œuvre d’opérations mentales déterminées pour être surmonté. - sens dénoté/sens connoté :
- statut des interlocuteurs : paramètre d’une situation de communication relatif au choix d’un registre de langue (familier, standard …) adapté à l’interlocuteur, emploi de « tu » ou de « vous », formules de politesse et d’une syntaxe appropriées. - subjectif (adj.) : c’est quand le destinateur fait intervenir sa vision personnelle sur le sujet dont il parle. - substitution : c’est un mot ou un groupe de mots qui remplace un groupe nominal ou un nom (mais aussi un adjectif, une proposition …) pour éviter sa répétition dans l’énoncé. - syntaxe/morphologie : - syntaxe : ensemble des règles de formation des phrases et d’agencement des éléments qui les constituent. Ex : le pronom relatif suit immédiatement son antécédent. - morphologie : ensemble des règles de formation des mots sur le plan étymologique et grammatical. Ex : enchanté (formation étymologique), nous chantons (formation grammaticale). - systématisation : procédé d’acquisition qui consiste à employer intensivement des structures linguistiques pour les intégrer, (exercices structuraux …) et les transformer en automatismes. - tâche/activité :
- texte : toute production écrite ou orale communiquant un message. Il y a des textes non rédigés comme les étiquettes, les formulaires … - texte à dominante narrative : l’intention est de raconter un fait passé, des événements présents ou à venir (récit de vie, science fiction, conte). - texte à dominante descriptive : présente et nomme les caractéristiques d’un paysage, d’une personne, d’un état, d’un objet dans un ordre signifiant. Ce type de discours vient toujours à l’appui d’une autre intention dominante comme raconter, informer … - texte à dominante explicative : on peut le considérer comme une sous-catégorie du texte informatif. Il se distingue par une intention d’expliquer, qui suppose qu’il y a une difficulté de compréhension : d’où la nécessité d’une démarche didactique. Il répond à la question « comment ? ». Ex : Comment aller d’ici à la gare ? - texte à dominante informative : donner une connaissance sur une question. Le récepteur est supposé ignorer l’information donnée. Exemple : un livre de bricolage, un article de journal … - texte à dominante injonctive ou prescriptive : le but est d’agir sur l’interlocuteur : règlements, encouragements, interdictions, ordres, conseils, notices, modes d’emploi … - texte à dominante argumentative : texte qui défend une thèse, un point de vue. L’intention est d’essayer de convaincre en expliquant pourquoi on a tel ou tel avis tel ou tel jugement plutôt que tel autre. - texte poétique : se distingue par les marques formelles de la poésie et/ou par la fonction poétique. - thème : désigne ce dont on parle, point de départ d’un énoncé. - transcription (code de) : système de signes qui entre dans la constitution d’un message écrit. Ex : on peut transcrire des propos oraux avec le code de sténodactylographie, avec des abréviations, en API) (alphabet phonétique international), ou en respectant l’orthographe de la langue… - type de texte : façon de catégoriser les textes écrits ou oraux d’après l’action qu’ils sont censés exercer sur le récepteur (argumentatif, narratif, descriptif …). Ce sont des aspects caractéristiques d’un écrit en tant que structure, selon son mode d’organisation, de progression, de clôture. Un principe fondamental : un même texte peut être à la fois argumentatif, explicatif, narratif. - verbal : ce qui est dit, énoncé à l’aide de mots.
- verbaliser : mettre en mots des idées, des actions, des sentiments… - vigilance orthographique : attitude réflexive qui consiste à mobiliser les acquis linguistiques de la relation phonie/graphie dans une situation d’écrit. - vocabulaire : c’est un ensemble de mots qui appartient à un domaine particulier. Ex : le vocabulaire de la narratologie.
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